Hiver : Comment protéger vos enfants des maladies saisonnières

 

Comme promis, voici aujourd’hui un article pour vous livrer mes trucs et astuces qui boostent le système immunitaire, et permettent de passer l’hiver tranquille.

 

Vous le savez, les enfants ont un système immunitaire encore fragile puisqu’il est en construction. Les premières années, ils ont donc tendance à “attraper tous les virus qui passent”… Commence alors le concert de trompettes à la maison, qui se transforme parfois en concert de pleurs quand l’enfant ne veut pas se soigner. Vous connaissez cette situation ?

 

Heureusement, Dame Nature nous a donné pleins de remèdes efficaces et simples pour nous permettre de renforcer notre système immunitaire. Beaucoup d’entre eux peuvent être utilisés sans risque sur des enfants, même petits.

 

Commençons par les plantes

 

De nombreuses plantes, disponibles dans la nature ou en pharmacie, rendront vos enfants aussi forts que Popeye si vous leur en faites des tisanes.

Voici une liste (non exhaustive, mais assez complète pour vous donner le choix) des meilleures plantes immuno-stimulantes :

  • Thym (anti-viral et immuno-stimulant)
  • Gingembre (action réchauffante et tonifiante, et apporte en plus un goût fabuleux à vos tisanes !)
  • Echinacée
  • Sureau (une de mes préférées car j’adore en ramasser les fleurs au printemps pour les faire sécher, antiviral très efficace)
  • Pissentit (drainante)
  • Radis noir (comme la précédente : est un bon drainant)
  • Lapacho (arbre d’Amérique du Sud dont on utilise l’aubier)

 

Voici par exemple une tisane antigrippe que je vous recommande et que vous pouvez améliorer à votre sauce en rajoutant d’autres plantes :

tisane

Mélangez 2/3 de thym et 1/3 de réglisse (elle permet de donner à votre tisane un très bon goût, et estbonne pour le foie ; en revanche, elle est hypertensive, et il faut donc l’utiliser avec modération). Laissez infuser environ 40g de ce mélange dans 1L d’eau (ceci correspond au dosage pour un adulte, à adpater à votre enfant en fonction de son âge, comme indiqué un peu plus bas).

 

Une autre tisane que je vous recommande est la suivante, elle est vraiment radicale contre le froid :

Mélangez 1/2 de cannelle, et 1/2 de gingembre. Comptez 10g de ce mélange par tasse, laiss

ez infuser un quart d’heure. Ici encore, ce dosage est réalisé pour un adulte, à vous de l’adapter à votre enfant en fonction de son âge comme indiqué ci-dessous.

 

Les tisanes sont de très bons moyens de soigner les enfants. Il suffit simplement de diminuer le dosage des plantes à faire infuser. Pour un enfant de 3 à 6 ans, on préconise le tiers d’un dosage pour adulte, tandis que pour un enfant de 6 à 12 ans il est recommandé de donner la moitié d’un dosage pour adulte. Pour un bébé, ne mettez qu’une pincée de plante pour une tasse (environ un sixième du dosage d’un adulte).

 

Un autre moyen de stimuler le système immunitaire : les huiles essentielles (HE)

 

Il faut être très vigilant lorsqu’on utilise les HE avec les enfants car ce sont des substances très puissantes. En revanche, on peut par exemple réaliser cette recette :

Diffusez 2 à 3 fois par jour (en espaçant les diffusions de 4 à 5 heures) des mélanges d’HE dans les lieux de vie. Veillez cependant à rajouter un peu d’eau pour ralentir leur propagation dans l’air.

Choisissez parmi les HE suivantes, en mettant au total 6 gouttes maximum :

he

  • HE d’eucalyptus radié
  • HE d’arbre à thé
  • HE de thym à linalol
  • He de ravintsara
  • Et ajoutez une HE calamante, comme la lavande, la mandarine ou le niaouli.

 

 

D’autres métodes sont aussi à préconiser pour renforcer vos enfants

 

Prendre de la propolis (un des nombreux produits de la ruche, et très grand immuno-stimulant). On la trouve en pharmacie sous différentes formes, mais ma préférée est la forme la plus naturelle qui soit : directement récupérée chez mon apiculteur, et utilisée telle qu’elle. Certes, ça colle aux dents pendant toute une journée. Mais en en prenant seulement un tout petit morceau (le sixième de la taille de l’ongle de votre petit doigt… pas plus !) et en le collant dans une de vos molaires, elle se diffusera toute seule tout au long de la journée, et vous sentirez la différence rapidement.

Attention à ne pas en prendre une trop grosse quantité, car on a vite une sensation d’anesthésie au niveau de la langue ! Cependant, j’en donne à mes enfants quand le besoin s’en fait sentir, et ils apprécient autant que moi son efficacité.

Je ferai prochainement un article sur les produits de la ruche. Je vous prépare quelque chose en béton avec des informations tirées directement du talent et du savoir-faire de mon apiculteur local. Patience !

 

Savez-vous que 80 à 85 % des cellules immunitaires se trouvent dans le système intestinal ? Prendre soin de ses intestins pour renforcer son système immunitaire coule donc de source. Pour cela, je vous recommande de prendre des probiotiques. Ils existent sous des formes à diluer dans le biberon ou la tasse au petit-déjeuner. Mais on peut aussi par exemple manger des légumes lacto-fermentés, boire du kombutcha, etc.

Pour renforcer leur effet, on peut consommer également des tisanes de racine de chicorée, qui a un fort effet prébiotique (et donc qui stimule et nourrit la flore intestinale).

 

Vous voulez encore une autre idée pour booster votre système immunitaire ? La voici : consommez des graines germées. Elles sont gorgées de nutriments indispensables à notre santé, et sont très facilement assimilables par l’organisme car les grosses molécules sont découpées lors de la germination en molécules plus simples. En plus, étant donné le panel incroyable de graines différentes qui existent, vous trouverez forcément celles qui plaisent à toute la famille. Vous pourrez facilement les faire germer chez vous à condition de veiller à garder une hygiène correcte lors de leur manipulation.

Pourquoi sont-elles si bénéfiques ? En germant, au contact de l’eau et de la lumière, la graine va se charger de nutriments pour assurer sa croissance future. En effet, on y retrouve beaucoup d’enzymes permettant de synthétiser des éléments nutritifs tels que vitamines, minéraux, et oligo-éléments en quantité incroyablement plus élevée que dans les fruits et légumes frais.

Cependant, chaque type de graines augmente   les nutriments de façon différente. Par exemple, le blé germé contient énormément de vitamine C, l’avoine germée contient beaucoup de calcium, les lentilles germées contiennent de la vitamine B12 en grande quantité. Il est donc sage de varier leur consommation pour avoir des apports variés.

 

jus

Une complémentation en vitamines peut aussi s’avérer essentielle durant cette période hivernale. Les vitamines existent en gellules à croquer pour les enfants dès 2 ans. Mais un autre moyen est aussi de boire des jus de petits fruits, tels que cassis, aronia, canneberge (ou cramberry), myrtille, argousiers. Ce sont de véritables concentrés de vitamines, minéraux et anti-oxydants.

 

 

Et vous, quels sont vos trucs pour prévenir les épidémies hivernales ? Dites moi dans les commentaires les techniques que vous utilisez déja, les plantes que vous préférez, etc. N’hésitez pas à partager aussi vos propres astuces et nous pourrons ainsi nous constituer un documentaire solide afin de maintenir nos enfants en bonne santé naturellement.

Cinq astuces efficaces pour prévenir les otites

 

L’hiver arrive, apportant comme chaque année son lot de rhume, grippe, otite, etc.

 

Winter, Cap, Scarf, Cold, Christmas

…Comme chaque année ?

Et si cette année nous décidions que nous ne serons pas touchés ?!

 

Aujourd’hui, je vous propose cinq astuces pour prévenir efficacement les otites. Toutes sont absolument naturelles, et chacune de ces astuces est en plus gratuite ou quasiment gratuite.

Alors, pourquoi ne pas les mettre en place immédiatement ?

 

Commençons tout de suite avec la première, et à mon avis la plus importante de toutes ces astuces : faire un bon nettoyage du nez plusieurs fois par jour.

Snow Man, Winter, Cap, Cold, Mood

Astuce n°1 : Nettoyer le nez correctement

 

Mais, me direz vous : qu’est-ce qu’un bon nettoyage du nez ?

Vous avez raison. Suivant les âges, le lavage du nez ne se pratique pas de la même manière.

  • Chez le nourrisson, on fait de petites mèches en coton pour retirer le mucus visible, et on injecte avec toute la douceur du monde quelques gouttes de sérum physiologique dans chaque narine.
  • Une fois l’enfant plus grand (à partir de trois mois, et jusqu’à ce que l’enfant sache se moucher), on aspire le mucus à l’aide d’un mouche-bébé (chez nous on appelle ça “la mouchette” !), puis on injecte avec des doigts très tendres un peu de sérum physiologique dans chaque narine (quand l’enfant est plus grand, on peut sans hésiter vider le contenu d’une pipette dans chaque narine). Quand l’enfant est assez dégourdi pour le faire tout seul, il me semble important de le lui laisser faire (d’ailleurs, il en fera certainement la demande de lui-même, comme ça a été le cas pour Augustin et Léonard).
  • A partir de trois ans, l’enfant peut se moucher seul. Augustin a eu un peu de mal à apprendre à se moucher. Nous avons testé diverses techniques, comme celle d’éteindre une bougie en soufflant dessus avec le nez, mais la seule qui ait été réellement efficace nous est venue par hasard, un soir, un peu pour jouer : je lui ai demandé de garder sa sucette dans la bouche pendant que je le mouchais. Ça a marché ! Si vous êtes à court d’idée, essayez ça, c’est extra ! Toujour est-il qu’après s’être mouché, il faut biensûr injecter très délicatement le contenu d’une pipette dans chaque narine.
  • Enfin, quand l’enfant est prêt, on peut nettoyer le nez en profondeur, grâce à la techniqque de Jala Neti pratiquée en Inde par les yogi. Je consacrerai un article à cette technique que je trouve formidable.

Bon, maintenant que le nez de votre enfant est propre, passons à l’étape suivante.

 

Astuce n°2 : Surélever la tête du lit de votre enfant

 

Le simple fait de surélever la tête de lit va permettre d’éviter la stagnation de mucus dans la gorge, et donc diminuer le risque de surinfection.

Pour cela, rien de plus simple : placez par exemple quelques tomes bien épais de vos meilleurs livres de chevet sous les pieds du lit de votre enfant. Vous les récupèrerez dans quelques jours quand le nez de votre enfants ira mieux. En attendant, lisez par exemple les livres de T. Berry Brazelton, pédiatre Américain très réputé qui donne d’excellents conseils sur la manière dont les parents peuvent s’adapter à leur enfant.

 

Astuce n°3 : Prendre soin de ses oreillesChildren, Play, Sunglasses, Masquerade

 

La troisième astuce concerne directement les oreilles. On a tendance après le bain ou la douche, à sécher les oreilles de nos enfants avec un coton-tige. Parfois, on enfonce ce dernier un peu trop loin, car ce geste est plus facile à réaliser sur soi que sur les autres.

Je vous propose de vous servir d’un coton-tige uniquement pour sécher le pavillon externe de l’oreille. Pour la petite cavité interne, une mèche souple faite en entortillant du coton suffit amplement. Il faut bien entendu essuyer l’eau qui risquerait de stagner et d’apporter des bactéries, mais il ne faut jamais entrer trop loin dans l’oreille, au risque de provoquer des bouchons, ou des infections dans l’oreille des enfants. Il en va de même pour vos oreilles d’ailleurs.

Les deux prochaines astuces se concentrent sur l’environnement de l’enfant. Elles sembleront sans doute évidentes à certains d’entre vous, mais il peut être bon de les rappeler.

 

Astuce n°4 : Stopper le tabagisme passif

 

Chez l’enfant (comme chez l’adulte, soit-dit en passant), le tabagisme passif cause un encombrement des voies respiratoires qui peut provoquer des infections, ou irritations au niveau des bronches, sinus, etc. Il convient donc d’éviter l’exposition des enfants au tabagisme passif, pour que leur système respiratoire se développe sans encombre.

 

Astuce n°5 : Garder un air propre et sain

 

Il est nécessaire d’aérer les différentes pièces de la maison tous les jours, même en hiver. Ceci permet de renouveler l’air et d’assainir l’habitation. Ouvrez donc les fenêtres au moins dix minutes par jour, quelque soit le temps. L’air de votre maison sera plus sain, et vous respirerez plus aisément.

 

En bonus, je vous livre un dernier conseil, valable surtout pour ceux d’entre nous qui n’habitent pas en plein centre-ville. Ce conseil m’a été donné par mon père il y a bien des années, et j’y pense tous les jours :

Respirez à pleins-poumons l’air frais du matin

On sent un réèl bien-être après avoir fait cela.

 

Ma soeur et moi avons fait des otites à répétition dans notre enfance. On parle souvent du terrain génétique. Cependant, ni Léonard, ni Augustin n’a jamais fait une seule fois une otite. J’applique les gestes décrits plus haut sur mes enfants dès que je sens une gène pour respirer. Je suis convaincue que ces astuces sont extrêmement bénéfiques pour la santé des enfants.

 

Dites moi dans les commentaires si vous rencontrez des problèmes d’otite, et comment vous les soignez. Expliquez moi ce que vous avez mis en place pour prévenir ces maladies chroniques. Votre expérience m’interesse.

 

Dans un prochain article, nous verrons comment renforcer le système immunitaire de nos chérubins pour échapper aux épidémies hivernales. Et je détaillerai bien sûr dans un autre article la technique du Jala Neti dont je vous parlais plus haut. Je pratique cela au quotidien sur moi pour l’instant, puis sur mes enfants lorsqu’ils seront prêts.

J’attends vos partages pour que nos enfants vivent de manière plus saine naturellement.

Le secret pour éloigner les moustiques naturellement

Nous avons la chance d’habiter au bord d’un petit ruisseau. En temps normal, nous sommes bercés par le clapotement de l’eau, c’est très agréable. Mais dès que les grosses chaleurs apparaissent, les moustiques arrivent, et ce petit ruisseau perd tout son charme ! Nous sommes deux dans la famille à être des peaux à moustiques : Léonard et moi. Cette année je me suis donc penchée sur la question, et ai réussi à trouver la recette d’un anti-moustique naturel à base d’huiles essentielles.

Cet anti-moustique naturel peut même être utilisé sur les bébés

On dit souvent que les huiles essentielles sont dangereuses pour les enfants de moins de trois ans. Mais l’auteur de la recette que je vous donne ici précise que celles utilisées pour cet anti-moustique sont réputées non toxiques et préconise de l’appliquer même dès 3 mois.

J’ai trouvé cette recette dans le très bon livre du Dr Christine Coquart : Le guide pour soigner mon enfant au naturel.

Cet anti-moustique est à la fois répulsif et curatif ; on peut donc l’appliquer avant ou après la piqûre.

Pour 250ml de liniment oléo-calcaire, ajouter :
8 gouttes d’huile essentielle (HE) d’eucalyptus citronné,
8 gouttes d’HE de lavande officinale,
5 gouttes d’HE de géranium rosat,
5 gouttes d’HE d’arbre à thé.

Il y a quelques temps encore, je n’étais pas habituée à utiliser les huiles essentielles et je m’en méfiais. Je m’y suis mise peu à peu, toujours avec prudence. Je n’utilise pas les huiles essentielles sur mes enfants sans m’assurer de leur non toxicité. Par ailleurs, je les achète seulement bio, avec la mention HECT ou HEBBD, ce qui assure une bonne qualité à l’huile essentielle.

Si vous avez vous même des recettes anti-insectes, dites le dans les commentaires. Si par ailleurs vous avez essayé et adopté cette recette, dites le aussi !
J’attends vos commentaires avec impatience.

Les raisons de limiter l’accès des enfants aux écrans : l’avis de l’Académie des Sciences

Voici un sujet auquel je m’intéresse de très près : dans quelle mesure les écrans sont-ils bons, et dans quelle mesure sont-ils dangereux ?

Mes enfants sont encore petits (3,5 et 2 ans à l’heure où j’écris ce message), mais j’observe déjà une grande différence entre leur rapport respectif aux écrans. Augustin pourrait passer des heures devant des dessins animés alors que Léonard s’en lasse beaucoup plus vite.

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On entend souvent parler de l’addiction causée par les jeux vidéos. On voit de plus en plus de gens incapables de se passer de leur smartphone une demie-journée. On entend des amis se plaindre que leurs ados ne sortent pas et restent rivés sur leur tablette. On voit les images violentes, et hyper réalistes envahir les écrans.

Comment protéger nos enfants ? Comment les laisser vivre avec leur temps sans les rendre accros ?

L’Académie des Sciences a publié en 2013 un avis de 272 pages sur la question. Voici ce qu’ils conseillent pour une bonne pratique familiale :

Ils recommandent de commencer très tôt à fixer des limites :

La prévention de l’excès d’écrans à l’adolescence ne commence pas à 14 ans, ni même à 12, mais dès la maternelle.
Ils expliquent que le fait de se réfugier dans cette consommation d’images virtuelles peut cacher un mal-être chez l’enfant qui ne cherche plus alors à obtenir un plaisir mais à lutter contre un déplaisir en se fabriquant une “seconde vie”.
Dans un domaine où les pratiques évoluent extrêmement vite, le seul critère qui permet de pointer une pratique pathologique est qu’elle appauvrit la vie alors qu’une pratique passionnée l’enrichit. Trois situations sont de bon augure : le fait de jouer avec des compagnons retrouvés dans la vraie vie, la situation la moins préoccupante étant celle où un enfant retrouve ses camarades de classe dans son jeu ; le fait d’avoir soi-même une activité de création d’images (films réalisés au téléphone mobile ou par capture d’images dans les espaces virtuels) ; le fait de désirer s’orienter vers des professions liées aux écrans, ce qui révèle une préoccupation réaliste de l’avenir.

Ils n’oublient pas le rôle de l’école dans l’éducation au numérique. Selon eux, l’école a vocation à enseigner aux enfants le fait qu’internet est un gigantesque marché dans lequel ils représentent une source de revenus. L’école doit faire comprendre aux enfants qu’ils ont un droit à l’image et à l’intimité. Elle doit de plus expliquer le fait qu’internet appartient au domaine plublic ;  que tout ce que l’on y trouve n’est pas vrai, et que tout ce que l’on y met y restera pour toujours.

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Leur rapport contient beaucoup d’informations vraiment intéressantes. J’en décortique ici certaines :

Le réèl, l’imaginaire, et le virtuel

Abordons tout d’abord le virtuel. D’après l’avis de l’Académie des Sciences, l’imaginaire et le virtuel diffèrent fortement. En effet, l’imaginaire se développe en parallèle du monde réèl, et ne le rencontre pas. On imagine des choses dont on sait qu’elles ne peuvent pas exister. Le virtuel en revanche prépare au monde, et s’actualise en fonction de ce qu’on a en face de soit.

Prenons l’exemple d’un bébé et de sa maman. Lorsque le bébé est avec sa maman, il est dans la réalité de ce qu’elle est. Lorsqu’elle s’absente, le bébé doit faire appel aux représentations qu’il a d’elle. A son retour, le bébé peut avoir anticipé une maman disponible et souriante, alors qu’elle se présente à lui triste ou en colère.

Quand l’interlocuteur (ou l’objet) attendu est finalement rencontré, il est rarement – voire jamais ! – l’équivalent de l’interlocuteur (ou de l’objet) que nous attendions.
La solution trouvée par les individus est donc d’investir leur vie psychique comme une source de plaisirs indépendante du monde réèl. De là, apparaissent l’imaginaire et le virtuel, dont nous avons expliqué plus haut les différences.
C’est seulement entre 2 et 6 ans que les enfants prennent conscience que les écrans sont des “fenêtres sur le monde virtuel”, en même temps que se développe sa pensée symbolique (jouer à faire semblant). Les écrans sont donc des moyens de développer (positivement ou négativement suivant les situations) les capacités des enfants. Il est possible d’utiliser les écrans pour développer certaines aptitudes des enfants. L’Académie des Sciences cite quelques exemples, tels que l’attention visuelle sélective, le dénombrement, et la catégorisation.

Deux types de culture ; deux modes de pensée

L’être humain est un grand consommateur d’images, qu’elles soient en format papier ou numérique. L’Académie des Sciences insiste sur l’importance d’une alternance livres-écrans.
On y apprend que ces deux modes de communication font appel à deux façons de penser différentes. Ils commencent leur explication en parlant de la culture orale qui est la première à s’être développée. La culture orale fait appel à la fois à la pensée linéaire et à la pensée circulaire.

La pensée linéaire est celles que favorise la culture du livre. Cette culture développe une conception verticale du savoir placé sous le signe de l’un : UN auteur écrit UN livre. UN lecteur, seul, apprend ce que cet auteur (qui détient UN savoir) lui enseigne. Cette culture est aussi associée au travail parfait, au fait de ne faire qu’une seule chose à la fois (quand on lit, on peut difficilement faire autre chose en même temps). On y retrouve une certaine logiique de succession : avant, pendant et après la lecture (avant : le livre est fermé ; pendant : la pile des pages de gauche augmente à mesure qu’on avance dans notre lecture ; après : le lecteur est un peu plus savant).

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La pensée circulaire est véhiculée par la culture des écrans dans laquelle le travail se fait en réseau. Cette culture est la culture du multiple : des individus créent devant des écrans. Elle favorise le multitasking, et boulverse le rapport au temps et à l’espace (chaque point du globe est accessible immédiatement). Elle favorise donc une relation horizontale au savoir (comme le prouve Wikipédia).
En conclusion de ceci, voici les avantages et les inconvénients de la culture numérique que pointe l’Académie des Sciences :
D’un côté, elle encourage l’innovation et la capacité de s’ajuster aux changements en obligeant à rompre les habitudes mentales, comme dans les jeux vidéo où le joueur ne peut réussir chaque nouveau niveau qu’en étant capable de renoncer à la stratégie gagnante qu’il a utilisée au niveau précédent. Mais, d’un autre côté, du fait de l’immersion qu’elle suscite, la culture des écrans peut aussi empêcher une prise de
recul et provoquer une forme d’enfermement.

Qu’en est-il de la violence sur les écrans ?

Sur un tout autre registre, l’Académie des Science explique que les images montrées favorisent ou au contraire inhibent les relations sociales, l’empathie, l’entraide. En effet, dans une étude publiée aux presses de l’université d’Oxford, des auteurs montrent de façon empirique que les images ont une influence sur l’idée que se font les enfants du travail et de la réussite sociale. Il faut donc veiller à établir précocement une éducation à l’empathie, et un accès aux images favorisant les relations sociales (attention donc à la violence sur les écrans mais aussi aux thématiques sexuelles, qui donnent aux enfants une image faussée du monde qui les entoure).

Quelles sont les conséquences problématiques avérées d’une surexposition aux écrans ?

Voici ce qu’en dit l’avis publié par l’Académie des Sciences :

Chez le jeune enfant, la consommation excessive d’écrans non interactifs (télévision et DVD) a des conséquences problématiques bien au-delà des premières années : prise de poids, déficit de concentration et d’attention, risque d’adopter une attitude passive face au monde, etc.
Un usage excessif d’Internet peut aussi être le révélateur de problèmes sous-jacents. Ceux-ci peuvent être liés à des événements traumatiques (comme des violences scolaires, un divorce des parents, la dépression de l’un d’entre eux, un deuil, etc.) et/ou à des troubles psychiques débutants (dépression, déficit d’estime de soi, anxiété sociale, etc.). Dans chacun des cas où un usage problématique est repéré, et plus encore si un risque pathologique est perçu, la vigilance des parents, l’écoute de l’entourage scolaire ou familial, et le cas échéant la consultation d’un spécialiste sont nécessaires.
L’Académie américaine de pédiatrie déconseille une exposition des enfants aux écrans non-interactifs avant l’âge de 2 ans. Plusieurs travaux de pédiatres et scientifiques prouvent même qu’un exposition excessive à ceux-ci est cause de problèmes chez les enfants. Ils notent par exemple une diminution de 7% de l’intérêt en classe, et de 6% sur les habiletés mathématiques. Ils expliquent également les dangers sur les adolescents (dans les domaines du surpoids, du sommeil, de la sexualité, et d’une éventuelle addiction, encore que celle-ci ne soit pas à ce jour clairement définie).

De la naissance à l’adolescence, l’usage des écrans selon l’âge

L’Académie des Sciences préconise certaines pratiques en fonction des âges de l’enfant.

De o à 2 ans :

L’éveil précoce des bébés au monde des écrans est favorisé par les tablettes, mais il est important qu’un adulte ou un enfant plus âgé soit présent pour aider le bébé.

De 2 à 6 ans :

Comme nous l’avons dit plus haut, l’enfant prend conscience de la différence entre réèl et virtuel pendant cette période, et aime faire semblant. Une consommation excessive peut apparaître à ce moment, et il est important que les parents mettent des limites lorsque c’est nécessaire.

De 6 à 12 ans :

L’Académie des Sciences explique que l’usage pédagogique des écrans est très important car c’est l’âge où l’enfant se développe sur le plan cognitif.

A l’adolescence :

Certaines pratiques peuvent être très positives à cet âge, mais si une pensée “zapping” se développe, la mémoire et les capacités de synthèse personnelle s’appauvrissent. De plus, à cet âge, beaucoup de jeunes utilisent les écrans de façon excessive, et dans les cas normaux, cette pratique s’en va quand l’adolescent entre dans l’âge adulte. Mais une pratique excessive peut tout de même avoir des conséquences sur le sommeil, les relations sociales, la vision, etc. et le contrôle des parents est aussi important à cet âge qu’il ne l’était lorsque l’enfant était plus jeune.

J’ai beaucoup appris en lisant ce rapport de l’Académie des Sciences. Je vous invite à le lire, malgré le fait qu’il soit très long ! Voici le lien pour ceux qui seraient intéressés : http://www.academie-sciences.fr/pdf/rapport/avis0113.pdf

Si mon article vous a éclairé sur la question de la santé des enfants dans leur rapport au numérique, n’hésitez pas à laisser un commentaire et à partager !

Faites-vous attention à ces ingrédients dangereux dans les cosmétiques pour bébés et enfants ?

Voici une liste de certains produits contenus dans les cosmétiques pour bébés (et enfants). Ces substances peuvent être dangereuses pour leur organisme (effets sur le système nerveux, perturbateurs endocriniens, j’en passe et des meilleurs…). Il faut donc faire attention aux ingrédients sur les étiquettes, et reposer immédiatement le produit sur le rayon quand il contient un des ingrédients suivant :

 

  • sodium laureth sulfate et sodium lauryl sulfate
  • xx-paraben
  • xx-isothiazolinone
  • Phénoxyéthanol (à retrouver dans mon article sur les lingettes et la santé de nos enfants)
  • EDTA
  • PPG ou PEG
  • BHT
  • petrolatum, paraffinum liquidum ou cera microcristalina
  • parfum

La réglementation impose une limitation dans les dosages de ces ingrédients, mais leur utilisation répétée reste risquée. De plus pour certaines subsances, l’Agence Nationale de la Sécurité du Médicament (ANSM) recommande de ne plus les utiliser dans les produits pour bébés.

Le mieux étant de faire un maximum de produits soi-même, je vous communiquerai dans un prochain article ma recette de savon (par saponification à froid) et ma recette de lessive. Ces recettes sont faciles à faire chez soi, et peuvent être utilisées au quotidien sans inquiétude. Je n’utilise plus que ça depuis plusieurs années, et j’en suis ravie !

N’hésitez pas à laisser un commentaire, et partagez ces informations autour de vous.

 

La vérité sur les lingettes et la santé de nos enfants

Qu’est-ce-qu’elles sont pratiques ces lingettes : on les transporte partout, on en a toujours sous la main quand les conditions le nécessitent (un paquet dans la voiture, un paquet dans la poucette, un autre dans le sac à main, et un petit dernier dans le sac à langer !), rien ne leur résiste, et elles sentent bon !

Magique ? Pas tant que ça. Regardons ce que cela cache…

Que contiennent les lingettes ?

L’ingrédient le plus dangereux que l’on retrouve dans les lingettes (pas seulement les lingettes low-cost, mais également dans celles des grandes marques)  est le phénoxyéthanol. Entendons nous bien, le phénoxyéthanol est un conservateur et antibactérien utilisé depuis longtemps dans les produits cosmétiques. Mais le dosage de cet ingrédient dans les produits a une importance capitale. Sa concentration y est limitée à 1% par la réglementation.

Le problème ici vient du contact répété avec la peau sensible des bébés (fesses, visage, mains). Le contact direct et répété avec la peau fragile des nouveaux-nés semble assez dangereux. L’Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM) déconseille l’utilisation de phénoxyéthanol dans les produits pour bébés. Voici ce qu’ils nous disent de cet ingrédient :

 

Le phénoxyéthanol est un éther aromatique appartenant à la famille chimique des éthers de glycol, utilisé comme agent conservateur dans divers produits dont les produits cosmétiques (crème, lotion, gel, shampooing, dentifrice, démaquillant, lingette…) destinés à l’adulte et à l’enfant.  La concentration maximale d’utilisation de cette substance dans les produits cosmétiques est fixée à 1 %.

(…)

Les études toxicologiques disponibles ont montré que le phénoxyéthanol est absorbé par voie orale et cutanée, il est essentiellement métabolisé par le foie et éliminé par les urines. Il n’est pas irritant pour la peau, ni sensibilisant, mais provoque une irritation oculaire modérée à sévère. Il ne semble pas présenter de potentiel génotoxique mais est suspecté d’être toxique pour la reproduction et sur le développement à fortes doses chez l’animal. Toutefois, aucune publication de tels effets systémiques attribuables au phénoxyéthanol, suite à l’utilisation de produits cosmétiques, n’a été rapportée chez l’homme.

(…)

Pour les produits destinés aux enfants de moins de trois ans, et compte tenu des expositions cumulées, l’ANSM recommande :

  • de ne plus utiliser de phénoxyéthanol dans les produits cosmétiques destinés au siège ;
  • une restriction de la teneur maximale en phénoxyéthanol à 0,4 % (au lien de 1 % actuellement) pour tous les autres produits destinés aux enfants de moins de 3 ans.

Quels sont les effets sur la santé ?

Dans un rapport disponible sur le site de l’ANSM (ansm.sante.fr) on peut également trouver cette information :

L’évaluation du risque conduite par l’Ansm montre, sur la base des données d’absorption cutanée, de la NOAEL* retenue et des données d’exposition en tant que conservateur à la concentration de 1 %, que les marges de sécurité :
– peuvent être considérées acceptables chez l’adulte ;
– ne sont pas suffisantes chez les enfants de moins de trois ans.
*NAOEL : No Observable Adverse Effect Level, c’est à dire la dose maximale que l’on peut utiliser sans observer d’effets indésirables

Ils précisent dans ce même rapport que l’utilisation de ces lingettes a un effet hémolytique sur les animaux (c’est à dire qu’elle engendre la destruction des globules rouges, et peut donc causer une anémie). Les lingettes sont également toxiques pour le foie chez les animaux sur lesquels elles ont été utilisées. Ils soupçonnent également les lingettes d’être la cause d’une diminution du nombre de petits par portée chez les souris exposées, et elles ont des effets embryotoxiques, foetotoxiques, ou tératogènes (elles engendrent des malformations) chez le lapin. Les dosages pour parvenir à ces effets varient, mais encore une fois, chez nos enfants nous les utilisons quotidiennement et le problème vient de cette utilisation répétée.

De plus, l’atmosphère chaude et humide des couches peut contribuer à l’absorption des substances dangereuses, comme précisé dans un autre rapport :

La zone du siège constitue, jusqu’à l’acquisition de la propreté un milieu occlusif, chaud, en atmosphère humide, conditions cinétiques idéales pour faciliter l’absorption des substances par voie percutanée, et éventuellement la potentialiser par ré-induction de cette absorption en raison de la fréquence des applications.

Bon, les lingettes sont mauvaises pour la santé de nos enfants. Alors comment les remplacer ?

Pour tout vous dire, je n’ai jamais utilisé de lingettes pour mes enfants. Dès la naissance de mon premier, à la maternité, nous avons été sensibilisés à leur danger potentiel. Les auxiliaires nous ont conseillé de n’utiliser qu’un carré de coton humidifié pour nettoyer les fesses de bébé. En arrivant à la maison, nous avons rapidement remplacé le carré de coton par un gant. Nous avons une pile incroyable de gants dans les placards de la salle de bain ! J’ai une bassine dans laquelle je mets mes gants sales, et quand la bassine contient assez de gants, je les lave, et on recommence ! Ecologique, sain, et même économique ! Quand je suis à l’extérieur, j’ai toujours quelques gants sur moi, et il suffit d’un bouteille d’eau pour humidifier ledit gant. Alors certes, mes enfants ne sentent pas la lingette bébé ! Mais les eaux florales, dont je vous parlerai peut-être dans un prochain article remplacent agréablement ces parfums de synthèse !

Nous verrons très prochainement les autres ingrédients dangereux courament utilisés dans les produits pour bébés. D’ici là, si cet article vous a convaincu de ne plus utiliser les lingettes afin de protéger vos enfants, dites le moi dans les commentaires. Et faites passer l’info autour de vous aux mamans que vous connaissez !

 

Recette pour faire manger des aubergines aux enfants !

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C’est l’été ! Les aubergines sont apparues sur les étals, et comme chaque année, je suis tentée par le fait d’en acheter, sans bien savoir comment les cuisiner, ni même vraiment les apprécier. Voilà comment je suis rentrée du marché avec une caisse remplie d’aubergines. Oulala…! Dans le principe, j’aime faire manger des légumes variés à mes enfants, même si je n’en raffole pas moi-même. Et c’était le cas des aubergines… jusqu’à ce soir ! Mes trois hommes et moi avons été séduits pas cette recette tirée d’un vieux livre de cuisine, et que je partage avec vous. A la suite de la recette, je vous donne quelques informations que je suis allée chercher pour connaître un peu mieux les bienfaits de ce légume pas banal.

 

Recette pour 6 personnes :

6 petites aubergines                         – Laver, éplucher, et couper les aubergines en petits dés. Les saupoudrer avec
De l’huile d’olive                                   du gros sel et les laisser dégorger pendant la préparation de la sauce.
4 oignons                                           – Sauce : Peler et hacher les oignons, hacher le persil et le basilic. Blanchir les
10 branches de persil                         oignons dans un peu d’eau. Ajouter de l’huile d’olive. Au bout d’un dizaine de
6 feuilles de basilic                              minutes ajouter le persil et le basilic, la sauce tomate, du sel et du poivre.
500g de sauce tomate                        Quand le tout commence à bouillonner, couvrir la casserole, baisser le feu, et
(ou de vraies tomates)                        laisser mijoter une bonne dizaine de minutes.
1/3 de tasse de vinaigre de vin      – Rincer les dés d’aubergine (qui doivent avoir rendu de l’eau), et les mettre à
Du gros sel                                           dorer dans une poêle et de l’huile d’olive.
sel et poivre                                       – Au bout d’une dizaine de minutes, quand les aubergines sont cuites, arroser
avec le vinaigre, bien mélanger. Quand la sauce est cuite, la verser sur les aubergines, et servir chaud ou froid.

Je n’ai pas pensé à prendre de photo au moment du repas, vous ne saurez donc à quoi cette recette ressemble que quand vous l’aurez vous même faite ! En tout cas, je peux vous dire que les garçons se sont resservis, et que cette recette pour 6 personnes était juste assez pour nous 4 !

Et si l’aubergine était un plus pour la santé de nos enfants ?

Pour les plus curieux, j’ai trouvé quelques informations sur ce légume-fruit. Tout d’abord  l’aubergine est originaire d’Inde et nous est parvenue au XVème siècle. Mais il a fallu attendre le XIXème pour qu’elle prenne un peu d’importance dans notre alimentation. On parle d’elle comme d’un légume-fruit car elle est issue de la fécondation et de la transformation de la fleur, et contient les graines de la plante.

Sur le plan de la santé, l’aubergine est très reminéralisante. Elle est aussi un peu laxative, et stimule le foie et le pancréas. C’est un légume riche en fibres, dont la pectine gonfle dans l’estomac en formant un gel qui capture une partie des sucres et des graisses absorbés pendant le repas, tout en régulant le transit intestinal. L’aubergine est donc conseillée en cas d‘excès de cholestérol, de diabète, ou de constipation.

En revanche, à cause de sa chair spongieuse, l’aubergine absorbe sans compter les graisses dans lesquelles elle cuit. C’est la raison pour laquelle il vaut mieux la faire dégorger dans du sel avant de la faire cuire. Cette étape de la préparation la rend également moins amère.

J’espère que cet article vous a permis de faire manger des aubergines à vos enfants. Si c’est le cas dites le moi dans les commentaires. Et n’hésitez pas à en parler autour de vous et à noter d’autres idées de recettes ou suggestion dans les commentaires.

Je vous souhaite un bon appétit !

Je fais des tisanes pour mes enfants, et ils adorent ça !

– Tu prendras bien un café ?

– Oh, je prendrais plutôt une petite verveine, le café m’empêche de dormir !

Combien de fois avons-nous entendu cette phrase ? Et le plus souvent de la bouche d’une mamie aux cheveux grisonnants !

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Dans l’opinion collectif en effet, les tisanes sont rattachées aux grands-mères. Il est temps de redorer leur image un peu poussiéreuse, et de tordre le cou à ces idées préconçues. Posons-nous la question :

Que peuvent apporter les tisanes à nos enfants ?

Ou alors :

Quelles sont les plantes les plus adaptées à leurs besoins ?

Y a-t-il des précautions à prendre quand on fait boire de la tisane aux enfants ?

Mais pour commencer, entendons-nous bien sur ce qu’est une tisane.

La tisane est obtenue par macération, décoction, ou infusion d’une partie d’un végétal dans de l’eau (chaude ou froide. On peut utiliser les fleurs, feuilles, tiges, racines, écorces, sous leurs formes sèche, ou fraiche. La tisane constitue la base de la phytothérapie (c’est à dire le fait de se soigner par les plantes).

La macération consiste à mettre la plante dans un liquide froid (eau ou alcool, de dernier étant déconseillé pour les enfants !). La macération à l’eau fermente vite, il faut donc la consommer rapidement (10 à 12h). La macération dans l’eau froide permet d’extraire les composés solubles de la plante. Certains s’y trouvent en plus grande quantité que lors d’une infusion. La macération à l’alcool peut permettre par exemple de conserver les plantes (on l’utilise pour les cornichons !).

La décoction nécessite de faire bouillir une plante dans de l’eau pendant quelques minutes, puis de la faire infuser. Elle est réservée aux plantes ou aux parties de plantes les plus dures (racines, tiges, écorces).

L’infusion constitue le fait de verser de l’eau frémissante sur une quantité de plantes donnée. Il faut veiller ensuite à laisser les plantes infuser en couvrant afin de conserver les huiles essentielles volatiles produites. Il faut en outre que les plantes infusent suffisament longtemps pour pouvoir libérer les molécules qu’elles contiennent. En revanche, si on les laisse trop longtemps, on court le risque de donner un goût amer à nos tisanes.

Personnellement je fais un litre de tisane à chaque fois, pour que nous puissions tous en profiter plusieurs fois. Nous buvons une première tasse après 5 à 8 minutes d’infusion, puis les plantes continuent à infuser jusqu’à ce que nous ayons fini le litre. Certes, la tisane devient un peu amère, mais même les enfants trouvent ce goût agréable maintenant. D’ailleurs, nous aurons l’occasion dans un autre article d’expliquer pourquoi il est important de s’habituer à l’amertume.

La pharmacopée moderne utilise les plantes pour réaliser 60 % des médicaments disponibles. En revanche, dans les médicaments classiques, seule une molécule précise de la plante est utilisée. Pourtant les plantes contiennent de nombreuses molécules qui se complètent ou se tempèrent.

On trouve par exemple :

  • Les acides,
  • Les alcaloïdes,
  • Les amers,
  • Les antiseptiques,
  • Les flavonoïdes,
  • Les minéraux,
  • Les résines,
  • Les tanins,
  • Les vitamines,
  • etc.

En utilisant la plante, on bénéficie par conséquent de nombreux bienfaits, absents lorsque l’on prend des médicaments.

Toutes ces molécules et toutes les plantes médicinales répertoriées permettent à chacun de trouver LA tisane adaptée à ses besoins du moment.

Intéressons nous tout d’abord aux bébés.

Pour eux, on peut utiliser sans crainte du fenouil, du carvi, du cumin, et de l’anis étoilé (aussi appelé badiane) pour calmer les coliques. La camomille et le tilleul permettront de calmer un bébé agité.

En revanche, pour les bébés la dose des plantes à laisser infuser est bien inférieure à la dose destinée à un adulte. On peut par exemple faire bouillir une tasse d’eau dans une casserole, y jeter une pincée de plantes, laisser frémir 2 minutes (notamment avec le cumin, que l’on doit utiliser sous la forme de grains, et non de poudre). Après avoir coupé le feu, on laisse infuser 3 minutes, puis on filtre et on laisse refroidir avant de le faire boire.

Attention : utiliser les grains, et non les plantes en poudre (anis et cumin par exemple).

Pour les enfants un peu plus grands :

Les tisanes sont très utiles pour faire face aux petits tracas de tous les jours. Voici quelques exemples de ce que vous pouvez utiliser et dans quelles situations :

Enfant agité : Passiflore

Cauchemars : Aubépine

Caprices : Mélisse

Eczéma : Pensée sauvage, bardane, onagre

Fièvre : Tilleul, échinacée, camomille

Mal des transports : Gingembre

Otite : Thym

Poussée dentaire : Camomille

Poux : Lavande, romarin, basilic

Les quantités peuvent être doublées ou triplées par rapport aux dosages des bébés indiquées plus haut.

Nous verrons plus tard des tisanes de saison à réaliser dans des situations précises. En attendant, voici quelques photos de plantes. Dites moi dans les commentaires celles que vous reconnaissez et dans quelles situation vous les utilisez !

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Connaissez-vous et utilisez-vous ces plantes ? Laissez vos réponses dans les commentaires.

Si cet article vous a plu, n’hésitez pas à en parler autour de vous, et à laisser un commentaire.